Posté le 20.03.2007 par Simon Bouthillier
Plusieurs prédisaient ce débat comme un moment décisif de la campagne. Quoi qu’on en dise, le débat s’est terminé sans véritable gagnant et les sondages restent toujours aussi serrés. Il y a eu plusieurs moments ennuyants et je me suis souvent demandé s’il était préférable que je change de poste. Je vais donner mes impressions de la performance des trois chefs, un à la suite de l’autre.
André Boisclair a utilisé la stratégie la plus offensive des trois chefs, il posait plusieurs questions à ses adversaires pour tenter, le plus possible, qu’ils se mettent sur la défensive. Il a bien commencé, par contre il fut trop arrogant lors de certains échanges. Il l’a été, par exemple, lorsqu’il a demandé plusieurs fois à Mario Dumont quel allait être le cadre financier de 2008. Il devra apprendre, à l’avenir, à mieux placer ses questions et à les poser une seule fois lorsqu’il débat avec un adversaire. Son message passera mieux et il sera plus convaincant. Il s’est bien débrouillé pour un premier débat, mais il devra réajuster son tir la prochaine fois.
Malgré un débat plutôt serré, le gagnant est sûrement Mario Dumont. Il a démontré une bonne préparation, cela est peut-être signe qu’il peut gouverner avec une équipe bien préparée, qui le soutient. Il s’est démarqué dès le début avec un excellent discours d’ouverture. Comme Charest l’avait fait en 2003, Dumont a joué plus son avenir que les deux chefs. Il a présenté de nouvelles idées, l’annonce de son budget a été une nécessité, cela a fait en sorte qu’aucun des chefs ne puisse l’accuser de ne pas dévoiler assez d’informations.
Jean Charest était beaucoup axé sur la défensive, comme au début de sa campagne aussi, ce qui a rendu ses échanges ennuyants. Cependant, c’était la meilleure stratégie à adopter et il a très bien fait en disant qu’il reconnaissait ses erreurs et qu’il est le premier à dire qu’il n’a pas été parfait, son message devenait alors plus crédible. Bizarrement, sa stratégie ressemblait à celle de Jacques Lemaire lorsqu’il utilisait la trappe au hockey; il ne lançait aucune attaque inutile et il attendait, en étant bien préparé, ses adversaires. Cependant, le Charest qui s’était fait élire en 2003, a fait une brève apparition vers la fin lorsque Dumont l’a critiqué d’avoir fermé les yeux sur le viaduc la concorde. Comme le dit bien l’expression : Trop peu, Trop tard.
Le débat n’a certainement pas convaincu les électeurs indécis, mais a seulement fait renforcir les opinions de ceux qu’ils le sont déjà. Alors pour ceux qui ont écouté le débat et qui ont laissé tomber la Sainte Flanelle, vous avez réellement fait une erreur!
Simon Bouthillier
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Posté le 17.03.2007 par Francis Sercia
- C’est un oiseau!
- C’est un avion!
- Non, c’est SUPERMAN!
- Quoi ? Je croyais qu’il était mort !
- C’est juste ça qu’ils attendaient !
Effectivement, cela paraît hypocrite de la part de Bryan Singer qui a abandonné ses X-Men pour se consacrer à son nouveau projet sur l’homme d’acier. J’espère que c’est faux. Quoi qu’il en soit, cela n’empêche pas le fait que lorsqu’on regarde Superman Returns, on comprend qu’il voulait faire un remake et que s’il ne l’a pas fait, c’est parce qu’il ne voulait pas suivre ce nouveau courant.
Le film commence avec l’arrivée de Superman sur Terre où il est recueilli par Martha Kent. Peu après, voilà que Clark Kent devient journaliste pour le Daily Planet alors que son alter ego devient le chouchou des citoyens de Métropolis.
Le point le plus fort du film est l’interprétation de Kevin Spacey pour son rôle de Lex Luthor. Au générique, on devrait plutôt dire : «Kevin Spacey as Gene Hackman as Lex Luthor» C’est sûrement sur lui que repose toute l’illusion de croire que ce nouveau volet des aventures de Superman est relié aux quatre premiers. Son assistante quant à elle, est une copie très peu subtile de l’assistante qu’avait Lex Luthor dans le premier film et qui va même jusqu’à aider Superman à la fin du film, tout à fait comme l’assistante du premier.
Brandon Ryouth est très convaincant en Superman mais c’est en Clark Kent qu’il nous rappelle Christopher Reeves. En troisième position vient Lois Lane, incarnée par Kate Bosworth, avec beaucoup moins de piquant que Margot Kidder.
Bon, ce qui suit dévoile une partie de l’œuvre alors faites attention. Ceux qui ont vu le film, ou se le sont fait raconter, ont bien vu que le fils de Lois Lane est le fils de Superman et il possède les pouvoirs de son père. Ma question est la suivante : Pourquoi a-t-il l’air si déprimé tout le long du film ? Est-il battu ? Voit-il des gens morts partout ? Non, il a simplement l’asthme et les pouvoirs de Superman! Il me semble qu’il aurait pu être un peu plus enjoué ! Pourquoi est-ce qu’il faut que le model parfait d’un enfant de six ans soit une espèce de roche dépourvue de tout goût pour la vie ?
Le film est en général assez bon. Les épisodes antérieurs n’étaient pas des chefs d’œuvres non plus mais on les porte dans nos cœurs.
Francis Sercia
Posté le 13.03.2007 par topact
Au Québec, on dénombre de plus en plus de cas de violence envers les enfants. Même si tout le monde reconnaît que ces gestes sont tout simplement inexcusables, tout le monde peut quand même avoir un enfant. N’importe qui, qu’il soit équilibré ou non peut concevoir et élever un enfant sans que la loi n’ait rien à dire. Pourtant, quand un couple veut adopter un enfant, ils doivent passer par une batterie de test pour savoir s’ils feront de bons parents. Est-ce que les enfants adoptés sont différents ? Non. C’est pourquoi, je propose un permis qui donnerait droit aux gens d’avoir des enfants. Un permis, qu’il faudrait toujours avoir sur soi et qu’il faudrait renouveler à chaque année serait selon moi, la meilleure solution pour éliminer la violence contre les enfants. Le plus drôle, c’est que personne n’y ait pensé avant. C’est, je trouve, une idée tellement simple! On dit qu’on veut le mieux pour nos enfants, qu’on veut les protéger, et bien faisons le une fois pour toutes. Obligeons les parents à subir des tests psychologiques pour savoir s’ils ont les compétences d’être des parents et s’ils pourront offrir le mieux à leurs enfants.
Gabriel Martial
Posté le 02.03.2007 par Simon Bouthillier
Depuis quelques semaines, plusieurs rumeurs circulaient à propos d’une alliance entre les deux compagnies de radio satellite XM et Sirius. Cette semaine, une conférence de presse a eu lieu pour rendre le tout officiel. Rien n’est encore fait, mais nous savons simplement que les deux PDG sont en discussion au sujet de l’avenir de leurs deux compagnies et ils ont tous les deux l’intention de fusionner. Pour ce, ils doivent avoir l’approbation de leurs actionnaires et du gouvernement américain. Enfin, deux grandes compagnies en compétition se fusionnent, pour évidemment faire plus d’argent mais, aussi pour satisfaire le plus d’abonnés possible. Je crois sérieusement que d’autres entreprises devraient, eux aussi, faire un pas en cette direction afin d’arrêter la compétition qui fait simplement nuire à monsieur-madame-tout-le-monde.
En premier lieu, j’aimerais féliciter les deux PDG, Gary Parsons de XM et Mel Karmazin de Sirius, pour leur initiative. Cependant, lorsqu’on regarde les résultats financiers des dernières années de Sirius et XM, il était évident qu’ils devaient réagir à ce problème. Les deux compagnies allaient chercher de gros noms, Howard Stern pour Sirius et Oprah Winfrey du côté de XM, par exemple. Ccependant les résultats n’étaient pas ceux attendus. Il y a simplement un manque d’acheteur, car Apple a réussi à contrôler le marché, grâce à leur Ipod, et, malheureusement, il n’y a pas grand monde qui aime changer leurs habitudes. Cependant, ils ont chacun, réussi à se trouver un public cible, et cela semblait fonctionner.
Je me suis ensuite demandé pourquoi est-ce que les autres compagnies ne les imiteraient pas? Je ne parle pas de fusion, mais simplement qu’ils commencent à ce mettre d’accord sur certains points. Prenons par exemple les réseaux de télévision au Québec, n’auraient-ils pas plus de côte d’écoute si les émissions populaires étaient tous placées sur des plages horaires différentes, et ensuite, ils auraient beaucoup plus d’émissions, car les producteurs seraient beaucoup plus volontaires à produire des télé séries. Mais, les réseaux de télé n’essaient pas d’être meilleurs qu’un autre, mais ils veulent que leurs compétiteurs soient moins bons qu’eux.
En espérant que l’avenir sera meilleur et qu’il y aura du changement. Je vous laisse en vous disant, À la prochaine fois!
Simon Bouthillier
Posté le 27.02.2007 par Gabriel Martial
Pourquoi Avril, pourquoi faire comme tout le monde, pourquoi détruire touts mes idéaux, pourquoi me montrer que malgré toutes les bonnes intentions, le fric triomphera toujours, pourquoi me crever le cœur aussi sauvagement, pourquoi Avril pourquoi…
Pour ceux qui n’ont pas compris je m’adresse ici a la chanteuse canadienne Avril Lavigne. Je l’avoue, j’ai toujours eu une espèce d’admiration secrètement garder parce que Avril c’était toujours donner une image de chanteuse punk qui refuse de faire comme les autres petites chanteuses attirer par l’argent facile du genre des pussy cat dolls. Mais voilà qu’un triste matin j’allume ma radio et j’entends Pierre Pagé me dire que l’on va écouter une nouvelle chanson d’Avril Lavigne. Intéressé je m’arrête pour écouter, et j’entends ce que je crois être du Gwen Steffani, sur la drogue dur. Une espèce d’horreur musicale nommé Girlfriend. J’ai d’abord cru à une erreur du morning-man, mais non il répète que cette erreur de la nature nous vient du plus récent album de la chanteuse Avril Lavigne…
Toute la journée, J’ai été dégoûté par la vie, c’était la fin d’un rêve, un rêve ou on pouvait vivre sans se conformer, sans faire comme tout le monde. Et bien non, mes amis je vous le dis maintenant, le fric est maintenant la nouvelle religion, et ELLE a de plus en plus d’adepte. Attention a vous, vous serez peut être sa prochaine victime…
Gabriel Martial
Posté le 23.02.2007 par Francis Sercia
Vous avez remarqué le retard qu’a pris cet article avant d’être publié. C’est parce que j’ai été au cinéma spécialement pour vous. Non, je n’ai pas été voir The Good German, je ne suis donc pas en mesure de vérifier si ce que j’ai dit dans mon article est vrai. Si vous l’avez vu, je serai content que vous m’en parliez. Le film n’a pas reçu de très bonnes critiques mais c’est votre opinion qui m’intéresse. Bref, je suis allé voir El Laberinto del Fauno, fauno désignant une créature mythologique très proche de la nature, qu’on a traduit par pan dans le titre français, dieu grecque de la nature.
À première vue, il s’agit d’un très bon film qui allie bien une sorte de conte de fée moderne à un contexte historique malheureux. Tout ça jusqu’à un certain moment où on dirait que même Monsieur Guillermo Del Toro ne sait plus s’il fait un film fantastique ou un autre film de monstres comme il sait si bien en faire. C’est le seul véritable reproche que l’on peut faire au film mais il se ratrappe tant bien que mal vers la fin. Le film est réussi dans la mesure où c’est à partir de la perception de la petite Ofelia, personnage central du film, que l’on est témoin des événements la plupart du temps. Cela rentre aussi dans le fait que le film est partagé entre deux univers.
Point de vue visuel, c’est un film magistralement bien filmé et l’image est soignée. Il est intéressant de noter qu’on se sert des arbres comme de moyen de transition entre les scènes et c’est comme si l’on tournait les pages d’un livre avec l’impatience de connaître la suite des péripéties. Je vous laisse le soin d’aller y voir vous-même.
Si je m’arrête pour parler des effets sonores, c’est pour signaler qu’il y a eu exagération. Je n’ai rien contre les bruissements des feuilles ou le battement d’ailes d’une certaine petite créature. Parcontre, tout ce qui est fait de caoutchouc produit un son trop amplifié. Chaque fois que le capitaine remue les doigts dans ses gants, on l’entend comme si c’était la seule chose qui faisait du bruit dans la scène. Finalement, le scénario bien construit nous laisse réfléchir sur la fin et j’en ai tiré moi-même trois interprétations différentes.
Si je dis « à première vue », c’est parce que suite à ma sortie au cinéma, j’ai loué El Espinazo Del Diablo, autre film écrit, réalisé et produit par Guillermo Del Toro, sorti en 2001. Il n’est pas à cacher que je l’ai préféré à El Laberinto Del Fauno. Del Toro a dit lui-même qu’il s’agissait de deux films annexés. Le fait est que l’on parle ici de la même histoire. Je n’ai rien contre les réalisateurs qui trouvent leur propre style, loin des films hollywoodiens, comme Tim Burton, qui incorpore souvent des éléments récurents dans plusieurs de ses œuvres. (Justement, Guillermo Del Toro nous a fait comprendre avec El Laberinto Del Fauno que Tim Burton est devenu une source d’inspiration au même titre que les contes des frères Grimms ou la mythologie.) Mais il y a une limite a nous lancer le même film à six années d’intervalle.
Les deux films s’ouvrent sur un enfant qui meure. Peu de temps après cette scène, on nous montre un enfant qui arrive dans un endroit et qui est forcé d’y vivre contre son gré à cause, directement ou indirectement de la guerre civile. Dans cet endroit, il est sur le point de survenir un retournement de situation qui n’est pas la faute du personnage central, car celui-ci, pendant ce temps, ne se préoccupe que de l’univers fantastique qui le protège de la dure réalité. Parmi les personnages, il y en a un, malhonnête, qui possède une cachette dont il ne partage le secret qu’avec une seule autre personne, à l’intérieur même de cet endroit, qu’il s’agisse de l’orphelinat ou de la maison du capitaine.
Un point fort de El Epinazo Del Diablo est qu’au contraire de son sosie, il sait où il va. Encore là, on nous présente un magnifique contenu visuel, aucune exagération au niveau du son et un excellent film d’horreur comme il ne s’en fait plus. D’un autre côté, il n’y a pas de place pour la réflexion, il n’y a aucun doute quant à l’existence des phénomènes surnaturels dont est victime le personnage central.
Conclusion : Les deux films sont bons, mais si vous aimez vous faire servir le même film deux fois de suite, allez louer Evil Dead 1 et 2 que j’ai particulièrement adoré et si vous voulez comprendre ma parenthèse sur Tim Burton, louez Beetlejuice avant ou après avoir vu El Laberinto Del Fauno.
P.S. : Au cas où vous auriez voulu que j’en fasse mention. Du 15 au 25 février (bientôt fini), c’est la 25e édition des rendez-vous du cinéma québecois à la cinémathèque de Montréal. Il n’y a pas grand chose à dire de plus que ce qui est sur le site.
http://www.rvcq.com/fest.f/2007/
Francis Sercia
Posté le 23.02.2007 par topact-invité
Bonjour,
Voici notre premier texte fait par un de nos lecteurs. Nous vous invitons à faire de même.
Je suis tombé sur ce reportage à la télévision, il y a deux semaines. Il était question d’un artiste britannique qui signe chacune de ses œuvres sous le pseudonyme de BANKSY. Il est artiste graffiteur. Il a fait ses œuvres partout à travers le monde, on peut même en trouver sur la barricade de béton qui sépare le Liban d’Israël, une façon honorable de protester contre la violence, montrée à la population, l’irréalité d’une chose si immorale et pourtant banalisée. Quand vous verrez ces œuvres vous comprendrez. Elles embellissent ce béton laid, aride et sans vie et procure un espoir aux populations côtoyant cette réalité.
À part le fait qu’il ait fait plusieurs œuvres à travers le monde, ce qui le rend si intéressant et intriguant, c’est le fait que personne ne connaît son identité, et le mystère vous savez, attire beaucoup de monde. Je crois que s’il venait un jour à se découvrir il perdrait sûrement sa crédibilité et une partie de sa popularité. Selon les rumeurs, même ses parents ne connaîtraient pas ses activités quelque peu illégales, le croyant peintre en bâtiment. Il a bien caché son jeu!
Bon je sais que certains diront : « il fait des graffitis, c’est dont ben méchant! », mais s.v.p. ne le considérez pas comme un vandale, la loi le décrit ainsi. Mais ses œuvres nous prouvent tout le contraire; remplies de significations elles nous démontrent une grande préparation préalablement à l’acte, chacune critiquant assez bien notre société. Personnellement, concernant les graffitis je ne trouve pas que c’est du vandalisme, je vous avoue que certains sont vraiment laids, fait rapidement, sans aucune signification, mais certains sont vraiment beaux, biens réalisés. Et moi je trouve que les graffiti sont la forme pure et dure de l’art, c’est accessible à tous, aucun prix à payer pour admirer les œuvres et aussi les artistes qui les font ne doivent pas se faire une place dans le milieu pour ensuite réussir, ils le font avec toutes leurs émotions et tout cela sans même être payé. Notez aussi qu’il est le premier artiste qui rajoute illégalement des pièces aux collections des musées. En effet il trafique des copies d’œuvres connues et il les rajoute à leur insu, avec au bas un petit écriteau décrivant l’œuvre pour le tout plus crédible, il calcule ensuite le temps que ça prend avant qu’on les repère. Mais qu’auraient donc les musées à reprocher un tel acte, puisqu’ils lui sont redevables d’une hausse de la popularité de leurs établissements, due en grande partie à ses œuvres.
Sa réputation s’est ainsi créée. Une réputation qui s’étend maintenant à travers le monde. Des personnalités connues tel qu’Angelina Jolie, Brad Pitt, Keanu Reeves, Jude Law et Christina Aguilera se sont déjà intéressées à son travail, en visitant ses expositions (oui il en fait! Mais il est malheureusement toujours absent aux vernissages). Il a même déjà vendu de ses œuvres, certaines à plus de 80 000$. Pas mal comme revenu!! (Pour ceux qui le considère encore comme un vandale), vous voyez, pour s’assurer un succès comme artiste il y a un nombre infini de chemins praticables, pas une seule façon d’y arriver comme plusieurs l’interprètent.
Si vous êtes intéressés par son travail, vous pouvez aller sur son site http://www.banksy.co.uk/shop/ qui offre une bonne vue d’ensemble des ses œuvres.
Raphaël B.D. (RBD)
Posté le 16.02.2007 par Simon Bouthillier
Depuis quelques années, plusieurs séries américaines traduites arrivent sur nos postes francophones en éliminant nos séries québécoises. Pensez-y, ne trouvez-vous pas qu’il y a trop de séries de ce genre sur nos réseaux francophones? Personnellement, je trouve que oui et je ne comprends pas ce nouveau concept. Pourquoi ne pas les laisser sur leurs réseaux anglophones et créer nos propres petites séries québécoises qui attirent le même nombre de téléspectateurs.
Il est évident que les chaînes francophones se font plus d’argent de cette façon, mais pensons plutôt à l’industrie du Québec qui elle, est la première perdante dans toute cette histoire. On dirait que tout ça a commencé avec le manque de popularité de la série diffusée à TVA : «Un homme mort», car c’était une série à gros budget et la clique à Péladeau n’était pas satisfaisait que son émission soit tout juste en haut d’un million de téléspectateurs par semaine. Pourtant, au Canada anglais, une bonne émission attire en moyenne pas plus de 600 000 personnes devant leur petit écran. Si les dirigeants de TVA ont des problèmes financiers, ils n’ont simplement qu’à arrêter leurs convergences, en donnant gratuitement une partie de leurs annonces à Québecor. Nous n’avons pas besoin de savoir 3-4 fois par heure que leur journal est lu par plus de 2 millions de lecteurs, ou que si nous achetons leur magazine, nous allons tout apprendre sur la vie de Wilfred.
Certaines personnes peuvent dire que ces émissions font changement du style québécois et amènent plus d’action et d’effets spéciaux. Je suis d’accord en partie avec eux, mais si vous changiez de postes parfois pour Global par exemple, vous auriez connu toutes ces émissions bien avant qu’elles ne soient traduites. De plus, une émission ou un film dans sa langue originale est toujours bien meilleur. Si par malheur, vous ne comprenez pas l’anglais, alors quelle belle façon de l’apprendre!
Au Québec, malgré nos faibles budgets, nous réussissons à produire de très bonnes séries, pensons à Casino, Lance et compte, Les Bougons, Minuit le soir, et j’en passe beaucoup d'autres aussi bonnes. C’est en partie grâce à nos scénarios exceptionnels que nous pouvons créer des petits bijoux.
Simon Bouthillier
Posté le 13.02.2007 par Francis Sercia
Le 14 février prochain, c'est la sortie de The Good Gernan, mettant en vedette George Clooney, Cate Blanchett et Tobey McGuire. Tourné exactement à la manière des films sortis dans les années quarante, attendez-vous à un film en noir et blanc. Lorsqu'on lit le synopsis, ou lorsqu'on jette un coup d'oeil à l'affiche du film, et qu'on remarque le titre et les noms des acteurs, on ne peut s'empêcher de songer à Casablanca (enfin, si on le connaît), sorti en 1942. Ce film raconte une histoire d'amour avec la deuxième guerre mondiale pour trame de fond.
La différence entre ce film et les films romantiques d'aujourd'hui, c'est qu'en ce temps-là, l'amour était un épice que l'on rajoutait au film. Maintenant, la plupart du temps, ce qui pourrait faire un bon scénario n'est pas moins qu'une plate excuse pour produire un autre film d'amour identique aux autres. Ce qu'il y a de fâcheux, c'est qu'on en oublie de parler d'autre chose et alors chaque scène et même chaque plan du film est consacré à une histoire abracadabrante beaucoup moins facile à croire que n'importe quel récit de science-fiction.
Les filles, je m'adresse à vous, ne vous demandez donc pas pourquoi les gars daignent les films d'amour lorsque tout ce que vous avez à leur offrir se limite à Little Black Book, Failure to Lunch ou How to Lose a Guy in 10 Days' En faisant ma recherche sur internet, je suis maintenant en mesure de vous sortir la liste des suggestions que l'on retrouve le plus souvent.
- Titanic
- City of Angels
- Ghost
- Love Actually
- Love Story
- Pride and Prejudice
- Dirty Dancing
- Pretty Woman
- The Bridges of Madison County
Je n'ai pas vu la moitié de ces films et je ne vous cache pas que je ne me suis pas forcé pour les visionner, même pas pour vous. Je n,en ferai donc aucune critique. Parcontre, je peux vous parler brièvement de Titanic qui, selon moi, est le parfait exemple de ce que je tiens à vous expliquer. Quand on regarde Titanic, la première cassette ne nous offre pas un film dont le scénario est le naufrage d'un bateau après avoir frappé un iceberg. En vérité, on n'a que les retours au présent pour nous le rappeler. Chaque scène a été tournée avec pour objectif de faire avancer l'histoire d'amour entre Jack et Rose. C'est absurde. On se sert d'un événement historique comme prétexte pour l'histoire classique du pauvre et de la princesse. La deuxième cassette parcontre, c'est le naufrage interminable du Titanic et le scénario raconte l'histoire d'une femme qui retourne dans la partie innondée du bateau pour sauver l'homme qu'elle aime, injustement accusé de vol contre elle. Ça c'est une histoire qui vaut la peine d'être racontée !
En retour, les films qui suivent le principe de Casablanca et de The Good German (j'espère) et qui sont seulement agrémentés de romance, ont souvent tendance à être mêlés à la guerre. Gone With The Wind, Ennemy at the Gates et Pearl Harbor sont tous des films réussis qui vont dans le sens de mon article, mais axés sur la guerre.
Si jamais, pour la Saint-Valentin, vous cherchez un film avec de la romance et non pas un film quétaine, prenez le temps de vous questionner après la lecture du synopsis. Il est facile de prévoir à quel genre de film d'amour on doit s'en tenir.
Francis Sercia
Posté le 12.02.2007 par Gabriel Martial

C'est une phrase qui dérange, une phrase qui nous fait réfléchir et qui nous fait dire : «Voyons, ça n'a pas de sens ! Comment peut-on être un réfugié dans son propre pays ?» C'est vrai que ça n'a pas de sens, pourtant, ce sont des choses qui arrivent. Nous avons eu un exemple avec l'ouragan Katrina. Des états-uniens qui devaient vivre dans des camps de réfugiés aux États-Unis. L'exemple que je viens de donner est classique. Quelqu'un peut-il me dire pourquoi ? C'est simple, on parle là d'un pays puissant, quand la misère tombe sur eux, elle tombe sur tout le monde. Mais il y a des pays qui vivent la même chose, même bien pire, car la guerre a fait d'eux des réfugiés et le comble c'est que tout le monde s'en contre-fout. Pensons seulement à l'Irak, où des enfants, des femmes et des vieillards sont placés dans des camps improvisés à cause d'une guerre dont ils n,ont rien à faire. Mais de ça, presque personne n'en parle ! Non, on parle des soldats américains qui se font tuer. C'est un peu comme au Viêt-nam, où on parlait seulement des soldats américains qui se faisaient tuer, alors que les trois millions de vietnamiens morts étaient mis de côté. Pire encore, en ce moment même un deuxième Rwanda est en train d'arriver, le Soudan. On parle là de millions de réfugiés qui ne peuvent pas manger et à peine boire. Et nos gouvernements, que font-ils ? Ils se mettent la tête dans le sable en se disant que si on fait comme si le problème n,existe pas et bien il finira par disparaître de lui-même. Et bien j'ai des petites nouvelles pour vous, messieurs les bureaucrates ! Non, le problème ne se finira pas tant que nous ne mettrons pas notre pied à terre et que nous ne dirons pas tous d'une même voix : C'EST ASSEZ !
Gabriel Martial